Production Animale et Halieutique

 Institut Togolais de Recherche Agronomique

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BOVINS

Etude des contraintes à l'introduction de l'insémination artificielle en milieu rural.

Cette étude vise à évaluer la réceptivité et l'acceptabilité de la technique de l'Insémination artificielle (semence fraîche) en milieu villageois et péri-urbain.

La première étape du travail a consisté à faire une enquête chez une centaine de bouviers et de propriétaires de bovins dans les préfectures d'Agou, Kloto, Danyi et Ogou. Cette enquête visait à recueillir les réactions des personnes concernées par la technologie en vue de démarrer, dans une deuxième phase, l'insémination.

La technique de l'Insémination artificielle a été acceptée par 41% des bouviers de Danyi et seulement 8% de ceux de Kloto. Les bouviers de la préfecture d'Agou ont refusé l'introduction de l'insémination artificielle dans leurs troupeaux.

Alimentation des animaux de trait en zone semi-aride

Cette étude a pour objectifs de composer, à base des matières premières locales disponibles (fanes d'arachide et drèches de Tchapalo), des rations complémentaires pour les animaux de trait dans la région des Savanes.

Deux rations complémentaires dont l'une à prédominance "drêches de Tchakpalo" et l'autre à prédominance "fanes d'arachide" ont été constitués et données aux animaux de la zone de Timbou pendant 75 jours.

Les résultats suivants ont été enregistrés :

- les deux rations complémentaires ont amélioré les performances des animaux au travail par rapport aux témoins

- Les animaux ayant reçu la ration à prédominance "drêches de Tchakpalo" ont gagné plus de poids que les autres et ont développé plus d'ardeur au travail. Cette dernière ration peut être vulgarisée après évaluation des coûts d'opportunité.

OVINS - CAPRINS

Amélioration génétique ovine et caprine en station

Le Programme d'amélioration génétique ovine et caprine (PNOC) consiste à :

- améliorer les aptitudes bouchères du mouton Djallonké ( poids à l'état adulte) par l'amélioration de la vitesse de croissance à l'état jeune;  

- améliorer les qualités d'élevage ou maternelles ( rusticité, prolificité) du mouton Djallonké

   

 Ce Programme dispose à la Station de Kolokopé d'un   Géniteurs ovins noyau de 750 brebis (mères à béliers) et d'une centaine   de béliers élites répartis dans 10 lignées.  

     

Production de géniteurs caprins

Les troupeaux conduits sous un système semi-intensif ( habitat amélioré avec abri couvert, gardiennage quotidien de 6 à 7 heures par un berger, distribution de complément alimentaire et application d'un plan sanitaire) et l'organisation des accouplements en 1999 ont permis d'enregistrer 866 agneaux nés vivants.

Le contrôle de performances de croissance a permis de présélectionner 171 agneaux d'un poids vif moyen de 10,83 kg, les meilleurs ayant atteint le poids de 14 kg à l'âge type de 70 jours.

Dans le cadre de la diffusion du progrès génétique, 40 béliers améliorateurs et 364 antenaises ont été vendus aux éleveurs.

Amélioration des conditions générales d'élevage et mise en place d'une base de sélection ovine et caprine. Cette activité se déroule dans les élevages villageois. L'objectif est de collecter l'information zootechnique qui sera utilisée à:

· l'amélioration des conditions de production à partir d'une étude longitudinale d'un réseau d'élevages avec une composante " suivi continu" et élaboration d'un référentiel des performances techniques, économiques et sociales des élevages d'ovins avec une hiérarchisation des contraintes.

· l'amélioration génétique des ovins de la race Djallonké. Elle constitue le soubassement de l'activité de création collective du progrès génétique par les éleveurs d'ovins.

Les activités menées à partir de juin 1999 ont permis de mettre en place un réseau d'observation et d'enregistrement des données zootechniques et sanitaires de 11 68 brebis et 600 agneaux identifiés individuellement à l'aide des boucles d'oreilles et soumis au contrôle des performances de croissance.

Les principales contraintes identifiées dans les élevages sont d'ordre :

· Pathologique : caractérisé par le parasitisme gastro-intestinal, l'infestation par les puces observées en juillet et août dans les régions de la Kara, Centrale et des Plateaux, avec pour corollaire la forte mortalité des agneaux ;

· Nutritionnel : le non - respect du temps de pâturage et/ ou les difficultés d'accès au pâturage pendant la saison des cultures induisent une insuffisance de l'alimentation et une dégradation de l'état général des animaux.

· Génétique et de reproduction : certains éleveurs n'ont pas de béliers reproducteurs et ceux qui en possèdent ont des béliers médiocres ou des béliers métis voire de race sahélienne ; les conséquences sont la fragilisation des produits et la forte mortalité enregistrée dans les troupeaux.

· Organisationnel : absence d'appui conseil aux éleveurs et difficultés d'approvisionnement en intrants constitués de médicaments vétérinaires et de compléments alimentaires (graines de coton) et minéraux.

Les efforts pour alimenter suffisamment les animaux et l'application des mesures sanitaires axées sur les interventions stratégiques contre les parasites internes et externes et l'utilisation de béliers améliorateurs ont permis à certains éleveurs de croître la productivité de 32 à 67 agneaux sevrés pour 100 brebis présentes à la lutte. Le taux de mortalité enregistré par ces éleveurs est de 11% contre 40% voire 80% dans les troupeaux où un plan sanitaire d'élevage n'est pas appliqué et où l'alimentation est insuffisante.

Le taux de productivité de 106 agneaux sevrés pour 100 brebis luttées obtenu en station et les gains moyens quotidiens (GMQ) de 63 à 135 g pour les agneaux nés à la station comparés au GMQ de 30 g pour leurs contemporains nés dans les troupeaux des éleveurs démontrent qu'une marge de progrès est envisageable dans les élevages ovins des exploitants agricoles.

Valorisation des ressources alimentaires des petits ruminants et promotion des cultures fourragères

Cette étude a pour objectif de promouvoir la culture des légumineuses fourragères arbustives afin de résoudre le grave problème alimentaire auquel sont soumis les troupeaux d'ovins et de caprins durant la 2 ème moitié de la saison des pluies.

Une dizaine d'éleveurs ont reçu les semences de Leucaena leucocephala. Seulement un tiers des parcelles implantées en association avec les cultures vivrières ont donné un bon résultat sur les plans de la levée des semis et entretien.

La promotion des cultures fourragères est un thème nouveau favorisant l'intégration de l'élevage des petits ruminants dans l'exploitation agricole, l'amélioration des sols et un aménagement du terroir.

Les travaux menés en station à Kolokopé ont permis de constituer une banque de semences de quatre variétés de Leucaena, de Sesbania sesban et de Cajanus cajan.

Rationalisation de l'élevage de la chèvre Djallonké et sa vulgarisation

Cette étude a pour objectif de proposer au service de vulgarisation des techniques d'élevages des caprins qui représentent le principal secteur de production de viande pour les restaurants populaires.

Les activités menées en station au sein du troupeau constitué de 170 mères ont permis de :

· Confirmer que la conduite au pâturage ou le gardiennage de troupeau important de chèvre Djallonké réputée peu grégaire est techniquement possible.

· Caractériser la productivité de la chèvre Djallonké sous système d'élevage semi-intensif.

Les accouplements organisés en février 1999 ont permis d'enregistrer 136 mises bas avec 234 chevreaux nés vivants. Les études ont été menées pour affiner la caractérisation de la race de la naissance à l'âge de 12 mois. Les observations sanitaires ont permis de compléter le faciès pathologique de la chèvre Djallonké élevée en troupeaux d'effectifs importants. Ce faciès pathologique a été dominé par le piétin durant la saison des pluies, la kératoconjonctivite avec opacification de la cornée et l'infestation par les puces.

Sur le terrain, un réseau d'observation et de collecte des informations zootechniques avec 102 chèvres mères et 44 chevreaux a été mis en place dans la région Maritime en vue de la caractérisation raciale en exploitation.

Malgré le grand intérêt zootechnique qu'elle présente au regard de son apparente adaptation, sa capacité à se reproduire en milieu difficile et sa forte prolificité de plus de 170 %, les efforts techniques doivent être faits pour accroître la productivité de la chèvre Djallonké qui n'est que de 30 chevreaux vivants au sevrage pour 100 chèvres luttées.

Valorisation des sous-produits de récolte dans l'alimentation des polygastriques: alimentation des ovins avec les résidus de maïs associés au feuilles de Mucuna utilis.

Cette étude a pour objectif de valoriser les résidus de maïs et le Mucuna utilisis en les incorporant aux fourrages pour l'alimentation des ovins.

Le fourrage constitué à base de Mucuna utilisis et de tiges de maïs est bien appété par les ovins et se prête à la conservation. Les évaluations des gains moyens quotidiens seront faites en l'an 2000.

Formation et transfert de technologies

La formation constitue un domaine prioritaire d'activité de recherche-développement en élevage des ovins et des caprins.

Le PNOC dispose d'infrastructures permettant d'organiser des sessions de stage pratique à l'intention des éleveurs et des techniciens.

En 1999, douze (12) jeunes provenant des groupements d'éleveurs ont effectué un stage de formation à la station.

AVICULTURE

Etude des contraintes au développement de l'aviculture moderne.

Cette étude menée sous forme d'enquête a pour objectif d' identifier et d'analyser les contraintes majeures rencontrées par les aviculteurs.

L'enquête a été réalisée dans les régions maritimes et plateaux qui comptent à elles seules près de 90% des fermes avicoles du Togo.

Dans les 2 régions 110 aviculteurs ont été sondés. Les contraintes majeures identifiées sont liées à :

- la situation sanitaire des élevages : la coccidiose et les maladies respiratoires constituent encore un sérieux handicap au développement de l'agriculture moderne.

- l'organisation du marché : le circuit commercial de l'approvisionnement en ingrédients pour aliments et l'écoulement des produits ( œufs, chair ) est très mal organisé .

- la formation des éleveurs : près de 94 % des éleveurs n'ont reçu aucune formation spécifique.

- l'encadrement par les techniciens : cet encadrement fait aussi défaut dans 53 % des cas étudiés.

- Au manque de crédit: 60% des personnes enquêtées ont démarré à partir des fonds propres faute de structures de crédit.

PORCICULTURE

Production de géniteurs porcins pour le repeuplement des zones dévastées par la peste porcine africaine l'objectif général est de :

· Reconstituer la population porcine décimée par la peste porcine.

· Les objectifs spécifiques sont :

- Produire des géniteurs de race locale ou métissée.

- Diffuser les géniteurs de base dans les élevages pilotes pour la multiplication.

Quatre jeunes truies métisses F1 (Landrace x race locale de Vo) ont été croisées avec un verrat métisse (Duroc race locale d'Agou).

Des géniteurs ont été sélectionnés. Le centre de Glidji a été réaménagé et un noyau d'élevage porcin a été installé. Les premières naissances ont été enregistrées. Les introductions de géniteurs dans les élevages pilotes pourraient être effectives à partir du mois de septembre 2000.

ELEVAGES SPECIAUX

Enquête sur la sélection et la multiplication des géniteurs d'aulacodes  adaptés à la vie captive.

Cette enquête consiste à identifier les souches ou types d'aulacodes, établir la typologie de leurs élevages, déterminer les paramètres d'amélioration de ces élevages et rédiger un manuel d'élevage des aulacodes. L'étude a été réalisée par enquête auprès des éleveurs.

- Les souches : il existe 3 souches d'aulacodes à savoir Petit format (1 - 1,5 kg); format moyen (1.8 - 2.5 kg) et Grand format (2,5 - 3 kg).

- Types d'élevages: il y a des élevages comprenant plus de 100 têtes d'animaux (10%. ); des élevages dont l'effectif est compris entre 50 et 100 animaux (45%) et ceux dont les effectifs sont inférieurs à 50 animaux (45%).

- Paramètres: les habitats sont en briques, en banco ou en matériaux locaux. Le ratio sexe est de 1 mâle pour 4 femelles. Les sources d'approvisionnement en géniteurs sont rares: ce qui laisse présager des phénomènes de consanguinité dans les troupeaux.

PISCICULTURE

Production intensive d'alevins de Tilapia

Cette activité consiste à relancer le secteur piscicole togolais en mettant à la disposition des pisciculteurs des alevins de qualité et en quantité suffisante pour améliorer la production de leurs étangs.

La production se fait au Centre d'alevinage d'Agbodrafo.  Six bacs réparés en août et quatre autres bacs ont été empoissonnés avec des reproducteurs de Tilapia nilotica et d''Oréochromis niloticus

La reproduction a commencé en début septembre 1999. Depuis, plus de 15.000 alevins ont été produits mais leur introduction en milieu paysan n'est pas encore effective.

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